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| > Boubacar Traoré Karkar | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Discographie: 2002 "Je chanterai pour toi" 1999 "Maciré" 1996 "Sécheresse" 1992 "Kar kar" 1990 "Mariama" |
Auteur compositeur Genre musical: variété moderne (jazz) Patrimoine
exploité: folklore manding bambara
Biographie 1960 :Le
Mali indépendant se réveille chaque matin au son des chansons de Karkar
(Boubacar Traoré), diffusées par la radio nationale. Il a tout juste 18
ans. « L’Elvis Presley Malien », au rythme de ses succès (« Mali
twist », « Kayes-Bas » …), exhorte le pays tout entier
à la reconstruction. Dès
son jeune âge, Boubacar Traoré se passionne pour le football. Mais
c’est en chapardant la guitare de son grand frère musicien qu’il se
met à la musique, en autodidacte. Dans
les années soixante, dans un Mali devenu indépendant il multiplie les
concerts et la radio diffuse ses chansons qui deviennent de véritables
hymnes à ce pays en pleine reconstruction, plein d’espoir et de
promesses. Dès
la fin des années soixante, l’euphorie des commencements retombée, le
Mali se fossilise dans une « révolution culturelle » de plus
en plus rigide. En
1981, la mort de son frère fait renaître le mythe : Le Mali tout
entier dans la confusion, pense avoir
perdu celui dont les chansons avait accompagné l’indépendance.
Quelques années plus tard, des journalistes de la télévision malienne
retrouvent par le grand des hasards Karkar bien vivant, derrière une
table au marché de Kayes où il vendait des babioles. Ressuscité, il
fait exploser le standard téléphonique de la chaîne à qui il donne une
interview en direct. Mais
la confusion perdure : Le Mali ne fait pas le lien entre le mythe
Karkar et le chanteur Boubacar Traoré. En
1988, Pierrette, sa femme adorée, décède lors d’un accouchement. Anéanti,
Karkar confie ses enfants à une vieille tante et, sur les conseils d’un
ami, part en France pour refaire sa vie. Il erre alors pendant des années
dans les foyers Sonacotra de la région parisienne et travaille comme maçon. C’est
un producteur de disques anglais qui, avec l’aide du directeur du Centre
Culturel Français à Bamako, parvient à le convaincre de reprendre une
guitare dont il ne voulait plus entendre parler : ils le décident à
enregistrer son premier album : « Mariama ». Karkar
revient alors s’installer à Bamako avec sa famille.
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