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> Hommages aux artistes disparus:  

DANTE  PENDA

 

« Mandioubana », « Marigoundo », « Cori Hamet ». Trois titres célèbres qui auront fait de Penda Danté native de Ségou la cantatrice qui aura émergée et suplentée ses consœurs de l’époque. Née à Ségou en 1927 de feu Diawoye et de feue Fatoumata, Penda Danté n’a 76 ans durant qu’elle aura passé sur terre connu d’autre activité que chanter les louages, invectiver les gens à l’ardeur et surtout aimer son Ségou natal. De Ségou à Bamako, Kayes à Sikasso, Gao à Mopti « Radio Soudan » n’était appréciée que lorsqu’au moins une fois Penda Danté passait sur les ondes. « Ina dimanche kè, Bamba Niaré dimanche kè ». Cette phrase musicale de Penda Danté en elle seule a suffit à nombre de jeunes maliens de prendre courage, de se comparer à Mari Guindo symbole de réussite à voter et à citer comme exemple. Le riche répertoire de Penda Danté est aussi composé de titres évocateurs aux thèmes sociaux traitant des maux de la société : l’ingratitude, l’abandon des orphelins, l’inconscience.

Pareille à elle-même et à son sens de l’honneur, la vieille coqueluche de Ségou nous a quitté parmi des petits fils et petites filles, d’enfants et d’ami (es) qui ne la regretterons pas car tous la porte dans leur cœur et savent qu’elle s’est immortalisée à travers ses œuvres.

 Que la terre te soit légère Ba Penda.

 


 TATA DIAKITE

 

Fatoumata Diakité communement connue sous le nom de Tata Diakité, cette artiste du Wassoulou est née à Yanfolila vers 1976 de Ladji son père et de Madina Diarra sa mère. Très tôt, elle débarqua à Bamako et suivit sa sœur Djénèba Diakité autre grande vedette du Sud du pays. Elle l’accompagne longtemps comme choriste. Elle accompagnera longtemps tous les grands chanteurs ou chanteuses du Wassoulou avant de sortir une première K7 avec une de ses cousines Saran. La K7 sera appelée Saran et Tata. Cet essai lui valu des appréciations mais ne l’amena guerre loin dans le concert turbulent de l’édition. Sory Yattassaye l’essayera quelques années plus tard avec sa deuxième K7 intitulée « DenMissen ». Le succès fut éclatant et l’artiste embrassera désormais une carrière solo. Parti en France en 2002, elle reviendra sous les bras un nouvel opus qui confirmera totalement ses talents. Cet album s’intitule Djama. Djama littéralement qui signifie le monde, le groupe, la cohésion était un vibrant appel à l’amour, au pardon à l’oubli, à l’acceptation de la volonté de Dieu. C’était comme un présage de l’artiste car en pleine gloire, lorsqu’elle était adulée par tous, les titres de cet album de cet album fredonnés par tous, hélas « Tata Jolie » de son nom d’artiste devait nous quitter un 24 Janvier 2003.

 

Avant sa mort, Tata avait déjà sur piste une autre K7, « Laban » qui sortira après elle. Sa collection titrée « Hommage à Tata » suivra. Cet hommage, nous ne cesserons jamais de lui faire. Fauchée à la fleur de l’âge et en pleine, gloire, Tata restera pour les mélomanes, ses parents et pour tout le monde des artistes celle qui nous manquera toujours et dont le nom restera éternel.

 

Paix à son âme.

 

P.S : Elle était mariée et mère de trois enfants (2 filles et un garçon).

 


SACKO ROKIA DITE MOGONTAFE SACKO

 

Née vers 1934 à Kayes de feu Bouya et de feue Fatoumata Sakiliba, Sacko Rokia de son vraie nom dès le bas âge se faisait remarquer à toutes les manifestations populaires par sa voix dont le timbre avait une certaine particularité.

 

Sociétaire de l’ensemble Instrumental National du Mali, elle participa à toutes les campagnes festivals et autres forums culturels européens, asiatiques, africains et national. Ayant entamé une carrière solo, Mogontafé Sacko chantera pour mobiliser les jeunes maliens, les femmes maliennes, les hommes politiques, les bras valides de son pays à travers plusieurs titres dont les plus célèbres sont : Djiguitania, Mandela, Kele massa djuru, Walé nyuman, Lamba etc… Affectueusement appelé par les artistes « An’w ba » Sacko Rokia n’a jamais dérogé à l’attente sociale que tous attendait d’elle, : concilier les artistes, conseiller son alentour, en somme, être la mère de tout le monde. Avec sa disparition, une source se tarie ; la Commission d’Identification des Œuvres  du BUMDA dont elle était une cheville ouvrière perd une partenaire très avertie.

 

Grande cantatrice présente à tous les évènements de son pays auquels elle s’est totalement donné sans jamais s’attendre à une récompense, Mogontafé s’en est allée laissant le monde de la culture malienne dans la perplexité et dans l’amertume. A quand une autre Mogontafé Sacko toute dévolue à son pays ?

 

Dors en paix « An’wba ».

 


KOUYATE MARIAM

 

Epouse de feu chantre Sidiki Diabaté roi de la kora, Mariam Kouyaté est né à Bamako vers 1938 de Moussa et de Mama Diabaté. Issue de famille purement et fondamentalement encrée dans la tradition giotique comme l’exige sa source, Mariam Kouyaté très tôt se fera connaître dans le pays et dans la Métropole Française par ses chansons Bako Mama, Djiguissemé, Douga 2ème version, Malidéou, Makan.

 

Ancienne sociétaire de la société Française du Droit d’Auteur la SACEM, elle évoluera en tandem avec son mari feu Sidiki Diabaté dans l’ensemble Instrumental National du Mali depuis les indépendances pour jouir de sa retraite et se consacrer à l’avenir de son fils unique Mamadou Diabaté qui déjà à 7 ans commença à crever les écrans de la T.V malienne. En compagnie de celui-ci et de son mari Mariam Kouyaté mettra sur le marché malien ses derniers produits à travers deux K7 chacune comportant 8 titres rondement arrangés.

 

Les noms Mariam Kouyaté et Djeli Sidikiba Diabaté, sont inséparables et réveilleront toujours en nous le sentiment de l’attachement à une culture, à un pays, à des valeurs sociales. A 65 ans, la vieille tire sa révérence en laissant à sa postérité le sens de la solidarité et de la fidélité et à la culture malienne un riche répertoire.

 

Toi qui ne cessait jamais de nous dire dans la langue de Molière dont tu avais une belle maîtrise « Ne trahissez jamais votre prochain, et ne le compromettez pour rien ou monde », tu peux te rassurer car nous ne cesseras jamais de t’entendre parler.

Dors bien Maman « Mariem »


SANGARE ABDOULAYE – DIT DABARAN BROULAYE 

Né vers 1965 à Dabaran cercle de Yanfolila de feu Kelly et de Mariam Diakité, Abdoulaye Sangaré dit Dabaran Broulaye est un auteur-compositeur du Wassoulou. Jouant du Kamelen n’Goni et chantant, Dabaran commença la musique  par l’animation nocturne au clair de lune dans les villages du Wassoulou et de Bougouni. Ne pouvant résister au charme de la capitale et à l’envolée de la musique de sa zone, Dabaran Broulaye décide de s’installer à Bamako mais en exerçant de petites professions libérales. Persévérant, il enregistre une maquette qu’il soumettra aux différents producteurs du marché bamakois. Samassa record’s répondra à son appel et le fait enregistrer et dupliquer sa première cassette dans lesquels transparaîtront 8 titres dont « Blouson » et « Den Fourou » seront sur toutes les antennes radio et télé. Le succès ne sera pas très éclatant mais l’artiste mettra encore sur le marché discographique malien un autre album dont il ne bénéficiera hélas pas des fruits.

 

Marié et père de 2 enfants, le jeune chanteur du Wassoulou dont les spécialistes lui disaient promu à un bel avenir musical tant il était sérieux, assidu et ouvert aux critiques, a apporté sa pierre au raffermissement de la mélodie Ouassoulounké.

Dors en paix Dabaran Brou. 

 

Le Bureau Malien du Droit d'Auteur

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