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> Ami Koïta

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Auteur compositeur

Genre musical: traditionnel & variété

Patrimoine exploité: folklore manding

 

Biographie

 

Amy KOITA est née à Djoliba à la veille des indépendances africaines, au début des années cinquante, à 40 kilomètres de Bamako, dans le mandé profond, au bord du fleuve Niger et à quelques heures de marche de la Guinée.

Sa mère vient de Kirina, haut lieu de la célèbre bataille de Soundiata Keita au treizième siècle. De ses pures origines Mandingues, elle est fière. Elle perd son père dès l’âge de 3 ans. Ce dernier, Bengaly Fodé Koita, traditionaliste de la ligne pure et dure, est encore très connu au Mali pour son apport dans l’historique des faits de conquêtes aussi bien des rois et empereurs du Mandé tel que Soundiata Keita, que des différentes batailles coloniales menées par des chefs de guerre comme Samory Touré, empereur du Wassoulou, Babemba roi de Sikasso, Tiramagan Traoré, Fakoly Doumbia, El Hadj Oumar Tall etc.

A la mort de son père, elle part pour Bamako accompagnée de sa mère, mais gardera toujours des liens très étroits avec Djoliba. Sa grand mère, vielle femme centenaire, disparue en 1992, reste une source constante d’inspiration et un modèle de pureté Malinké par opposition à la langue et à la culture abâtardie des grandes villes.

Wa Kamissoko, le frère aîné de sa mère, historien à la renommée internationale pour avoir écrit deux ouvrages sur l’histoire du Manding. Ses propos ont été recueillis par Youssouf Tata Cissé, et publiés sous le titre « Les Grandes Gestes du Mali ».

Cet ouvrage sert de référence à d’éminents professeurs d’histoire en Afrique et dans le monde.

Wa Kamissoko sera celui qui pendant 20 ans s’occupera de peaufiner son éducation

Amy est issue d’une famille de griots de part son père et sa mère. Son père par fidélité à la mémoire du vieux chef de Djoliba fit le vœux de ne plus faire de louanges après la mort de ce dernier. Elle fit donc son apprentissage auprès de :

  •  sa mère pour les chants et les fluctuations vocales importantes pour les griots.

  • sa grand mère pour le comportement, la sensibilité, le respect de la tradition.

  • enfin son oncle Wa Kamissoko, pour la connaissance de l’histoire vraie, sans déformation, en parfaite harmonie avec la musique.

 Elle suit sa mère dans toutes ses prestations. Elle apprend ainsi la technique vocale et les règles de conduite d’une femme d’honneur. A 12 ans elle est déjà une Star convoitée dans les fêtes d’enfants.

Amy est révélée en 1966, à l’occasion d’un concours de chant organisé au Mali afin de recruter les meilleures voix et connaissances de l’histoire pour l’Ensemble Instrumental de Mali. C’est le début d’une carrière fulgurante et toujours confirmée.

A 17 ans, elle intègre le très célèbre et glorieux Ensemble Instrumental National du Mali, avec lequel elle fait de grandes tournées et découvre les plus grandes scènes du monde. Elle fera aussi, au sein de cet ensemble, son premier enregistrement en studio à Radio Mali.

En 1977, au festival des Arts Nègres à Lagos (Nigeria), elle se fait remarquer aux cotés des grandes voix d’Afrique, entre autre celle de Kouyaté Sory Kandia de Guinée, ce qui la pousse, dès son retour au Mali, à quitter l’Ensemble Instrumental National du Mali pour une carrière solo.

En 1978, elle sort sur le marché sa première cassette. Jusque là les griots se contentaient de se produire uniquement pour des commanditaires privés. Elle fait donc partie des artistes qui ont les premiers renversés cette tendance.

Aujourd’hui Amy est à sa 12 ème production, dont 4 éditées par MELODIE et 1 par SONODISC.

Outre sa voix mélodieuse jusqu'à la stridence, son extraordinaire transmission de l’histoire, Amy est également admirée pour la qualité de ses compositions. Elle puisse son inspiration dans la tradition qu’elle enrichit au contact de la modernité.

« Lorsque j’ai tenté l’orchestration moderne par des apports de sons nouveaux, j’ai craint de perdre mes fans les plus âgés, mais, ils ont été les premiers à m’encourager » dit elle.

En fait, cette modernisation très limitée n’altère en rien l’ample et tranquille balancement mandingue sur lequel la voix d’Amy explose, cascade et retombe dans la plus pure tradition de clarté et de liberté.

 

Amy s’est produite sur tout le continent Africain, en Europe, aux Etats Unis, au Canada. Sa prestation très remarquée à l’UNESCO pour la remise du prix Félix Houphouët Boigny pour la recherche de la paix, en présence des Présidents François Mitterrand (France), Mario Soares (Portugal), d’Abdou Diouf du Sénégal, de la Reine Béatrice des Pays Bas, de Jacques Chirac et de Frederico Mayor,
 Secrétaire Général de l’UNESCO et d’un jury composé d’une trentaine d’éminentes personnalités du monde politique, scientifique, économique, culturel, ainsi que la presse internationale, confirme l’étonnant charisme de cette grande cantatrice.

 

 

 

Discographie

 

Amy Koita fit ses premiers enregistrements à la Radio Diffusion Nationale du Mali en :

- 1975 accompagnée de Adama Danté au n’goni (guitare traditionnelle à quatre cordes) où elle enregistre : MACOUNOUMBAN - MOGO MANA GNE - SIRAMAN DJELI - et KENEBONDA.

- 1976 Amy et Guesseré Mama Dramé : NAMA - TANGABALY - DJELY WADJAN - et DOUGA

- 1978 Amy et Guesseré Mama Dramé : ALLA DE BI DJON SON - DENKO - MOUSSO GNALEN DEN - MANIGAOU SARA .

- 1980 Amy Koita, Bouba Sacko, et Guesseré Mama Dramé : DEN TE SANA - BOMBOLI NIARE - HINE MANSA - DJOMANDJELI - et MALIGOUNDO.

Et enfin en 1984 elle fit ses derniers enregistrements à la Radio Diffusion Nationale du Mali avec Moriba Koita, Douga Cissoko, Moussa Doumbia, et Kélétigui Diabaté avec comme titre : TARA - KIRIKE - CHIMAN TA YE DEN YE - et NENE DAOU.

Dans la même année 1984, elle entra au studio J.B.Z. à Abidjan pour des prises de son à la demande d’un mécène du nom de Sidi Mohamed Sacko, ce fut son deuxième album nommé AMY NANA.

- 1986 elle enregistre TATA SIRA en C.D. et K7 édité par MELODIE.

- 1987 elle enregistre au studio OUBIEN à Bamako DJOLIBA KONO en hommage à son village.

- 1988 NAKAN édité par MELODIE

- 1989 MAMAYA édité par MELODIE

- 1991 L’album LA SUBLIME AMY KOITA, une innovation dans la musique d’Amy Koita, qui à voulu initier un métissage culturel avec des artistes Zaïrois, chanté en Bambara avec des sonorités d’instruments modernes et traditionnels. Ce qui lui valu le trophée AS DIOP à Paris, pour son rapprochement de deux cultures (Sahélienne et d’Afrique Centrale)

- 1994 deux K7 LE DEFI et L’EXPERIENCE édité chez SONODISC et sortis en un C.D. sous le nom de CARTHAGE en hommage à la grande ville Tunisienne pleine d’histoire

- 1996 elle met sur le marché deux de ses anciennes oeuvres précédemment enregistrés à Radio Mali suite à une forte demande de ses fans, BOMBOLI NIARE et NENE DAOU

- 1997 DJIGUY, un album produit par Samir Naman, moderne qui propulsa Amy durant plus de huit mois dans le classement des meilleurs ventes au Mali.

- 1999 SARAMA, album traditionnel d’un qualité sonore exceptionnelle.

 

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