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| > Tata Diakité | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Auteur compositeur Genre musical: moderne Patrimoine
exploité: folklore
ouassoulou
La
musique malienne est en deuil, la grande cantatrice, Tata
Diakité nous a été arrachée, dans la fleur de
l'âge. La nuit du vendredi 24 janvier
2003, au même moment où sa grande soeur Oumou Sangaré,
exprimait la douleur de tous les artistes et annonçait le spectacle
organisé pour lui venir en aide (c'était dans
l'émission "Top Etoile" préenregistrée de l'ORTM), Tata nous avait quitté. Elle laisse
ainsi un grand vide dans le coeur de ses proches, la famille des
artistes et tout le public malien. Que Dieu Le Tout Puissant
l'accueille dans sa miséricorde.
Nous
vous proposons de lire le portrait que trace de la regrettée disparue le
quotidien national "L'ESSOR" sous la plume de Y. Doumbia. Portrait: C'est
en pleine ascension que la mort l'a arrachée à l'affection des siens et
à l'admiration de l'ensemble des mélomanes maliens. Tata Diakité a
succombé vendredi dernier à l'hôpital "Mère-enfant" de
Hamdallaye. Elle avait été gravement blessée lors d'un accident sur la
route de San au mois d'octobre dernier. Une double fracture à une jambe
l'immobilisa dans de longues souffrances avant que les docteurs ne décident
de l'amputation. Ce fût un mois après cette opération que la chanteuse
s'est éteinte. Mais la gravité de son état était de notoriété
publique et à plusieurs reprises, la rumeur l'avait donnée pour décédée.
La persistance de ces fausses alertes témoignait tout à la fois de la
situation désespérée de la chanteuse et de l'affection que le public
lui vouait. Tata
Diakité qui commençait juste à goûter aux fruits mérités du succès
est née il y a environ 27 ans à Madinadiassa, dans le cercle de
Yanfolila. Elle commença sa carrière dans la musique en 1989 comme
choriste dans l'album "Liberia" de Djénéba Diakité. Elle
poursuivit ce rôle sur les cassettes du duo Ténin Sidibé et Yoro
Diallo, de Aboubacar Kissa dit Cubain, de Molobali Traoré et de Mariam
Diakité. Le talent naissant de Tata fut remarqué par Maïkano qui la mit
en duo avec Saran en 1996. Deux ans plus tard en 1998, Sory Yattassaye
accepta de la produire dans "Demisenw" (les enfants). Ainsi
commença, lancée par le succès de cette chanson, la carrière solo de
la jeune chanteuse. Celle-ci avait su d'emblée trouver un style qui
l'installa dans le coeur d'un public populaire. Ses tournées l'emmenaient
non seulement à travers le Mali, mais aussi en Espagne, en France et aux
Etats-Unis. Sory
Yattassaye décida alors de faire enregistrer la seconde production de
Tata à Abidjan dans le studio "Séquence", la chanteuse allait
à cette occasion explorer de nouveaux horizons musicaux, faire des
incursions dans le zouk et le reggae, deux genres qui élevèrent sa côte
auprès des jeunes. Des chansons comme "Furu", "Jamaa",
"Diarabi", "Djiguiso", "Douniya", "Djougouya",
"Sinadon", et la reprise de "Demisenw" seront
arrangées et enregistrées en seulement 11 jours. Le directeur artistique
Baïny Koïta et l'arrangeur Racou Honoré félicitèrent Tata Diakité
pour son professionnalisme. Car le travail qu'elle avait abattu en si peu
de temps exigeait habituellement près d'un mois de répétitions et de
reprises renouvelées. L'aventure
abidjanaise avait convaincu Yattassaye qu'il avait eu raison de croire
dans le talent et la volonté de progresser de Tata. L'album sera mis à
la disposition du public en juin 2002. "En huit mois de vente, près
de 50.000 cassettes ont été écoulées", se souvient le producteur.
Il se rappelle qu'après le passage de sa protégée dans l'émission
"Top Etoiles" de l'ORTM, son téléphone n'arrêtait pas de
sonner. Tata se retrouva vite avec un programme de concerts surbooké,
elle à qui il arrivait de se produire cinq fois par semaine. Au mois de
septembre dernier, elle a fait deux longues tournées en Allemagne et en
France. Il
s'agit donc d'une belle promesse de carrière que la mort vient de briser.
Tata laisse derrière elle trois enfants dont deux filles et un garçon.
Qu'elle repose en paix. (Y. Doumbia. Journal l'ESSOR du 28 janvier 2003) |
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